Cinq produits naturels dont je ne peux pas me passer

savon d'alep

Si j’apprécie beaucoup certaines marques de cosmétiques comme Dr.Hauschka, Aesop, Phyto, ou La Roche Posay, j’ai toujours dans ma salle de bain quelques produits naturels que j’utilise depuis de nombreuses années, certains même depuis ma petite enfance, et dont je pourrais tout à fait me contenter si je ne devais n’utiliser qu’eux.

Voici mes produits stars. Et juré-craché, aucun « répulseur à mecs » ne se cache dans la liste!

- Le savon d’Alep; C’est ma madeleine, l’odeur de mon enfance. Le vrai savon d’Alep est un produit naturel ancestral fabriqué en Syrie, à Alep ou a vécu ma maman. Nous en avions toujours à la maison, pour nous laver les mains, mais aussi dans les armoires pour protéger les vêtements des mites. On me lavait même au savon d’Alep lorsque j’étais petite.
Il faut vérifier sa provenance, il existe beaucoup de faux savons d’Alep (fabriqué à base de graisse animale! ou contenant des ingrédient synthétiques).
Produit 100% naturel et artisanal, il ne contient que trois ingrédients; l’huile d’olive, l’huile de baie et de feuilles de laurier, de la soude, et un peu d’eau.
Contrairement aux idées reçues, l’huile de baie de lauriers a des propriétés apaisantes et convient parfaitement aux peaux sensibles. Il faut le choisir avec 20 % d’huile de laurier.
Je l’utilise souvent en lieu et place place de mon gel douche. J’adore son odeur naturelle de « propre ».
Il peut être également utilisé pour nettoyer les peaux grasses, en masque à appliquer quelques minutes sur le zones à traiter.
Quant aux hommes, ils l’utilisent souvent comme mousse à raser.
C’est aussi une très bonne alternative naturelle au shampoing pour les cheveux qui regraissent vite. Il prévient et soigne également les irritations du cuir chevelu. Il faut dans ce cas procéder à un dernier rinçage au vinaigre afin d’apporter de la brillance.

- L’huile de coco vierge biologique; Je suis dingue de son odeur qui est totalement addictive! C’est un régal à appliquer et les résultats sont pour moi au dessus de toutes les huiles que j’ai déjà essayé.
Multifonctions, je l’utilise beaucoup en masque sur mes longueurs avant un shampoing, ou en après-shampoing avant de les rincer. Elle pénètre très rapidement la fibre capillaire (il est donc possible de l’appliquer sur les cheveux la nuit sans avoir l’air d’être salariée d’une baraque à frites) et hydrate intensément les longueurs.
Très facile à manipuler, elle est très agréable également en crème de nuit, aussi bien pour le corps, les mains, les ongles que le visage (elle est parfaite pour le contour des yeux). Surtout, elle est ne risque pas de faire fuir votre amoureux, son odeur étant exquise.
Les hommes peuvent également s’en servir pour se raser et éviter ainsi coupures et peaux sèches.

- Le rhassoul: Le rhassoul est une argile minérale naturelle. Mélangé à l’eau minérale, il gonfle et donne une pâte très douce. On peut aussi le mélanger à un peu d’eau florale, de rose ou de jasmin pour augmenter le plaisir.
Je m’en sers pour me laver les cheveux lorsqu’ils ont besoin de douceur et que je veux éviter de les agresser avec des shampoings décapants.
C’est un produit naturel, qui ne moussera pas, mais éliminera très efficacement toutes les impuretés du cuir chevelu en laissant des cheveux extrêmement doux, soyeux, et volumineux. Le résultat est magique.
Je m’en sers également en masque purifiant sur la peau. (Il est plus doux que l’argile verte et laisse la peau incroyablement lisse). Pour les peaux très sèches, il est possible d’ajouter au mélange eau minérale/rhassoul un peu d’huile d’amande douce ou d’argan.
En ajoutant du sucre, il devient un excellent exfoliant. J’utilise le rhassoul de la marque Logona dont je trouve le conditionnement plutôt pratique.

- Le vinaigre de cidre (bio): Je l’utilise après mon shampoing en dernier rinçage sur mes longueurs pour leur apporter de la brillance. Je prends soin d’en appliquer uniquement sur les longueurs au risque d’irriter le cuir chevelu.
Le vinaigre resserre les écailles du cheveu, et leur redonne l’éclat et l’intensité de leur couleur naturelle. Mon châtain-roux n’est jamais aussi beau qu’après en avoir utilisé.
J’ai toujours à portée de main sous la douche une petite bouteille contenant un tiers de vinaigre pour deux tiers d’eau minérale. On peut y ajouter quelques goutes d’huiles essentielles pour le parfumer. Je trouve le résultat magique.
Je m’en sers également si j’ai un bouton! j’imbibe un bout de coton de vinaigre de cidre et l’applique quelques minutes sur l’indésirable. C’est radical.

- Le beurre de Karité bio: Je m’en sers pour hydrater ma peau l’hiver ou en soin après-soleil. Très efficaces sur le visage, les lèvres, j’en applique aussi sur le décolleté, les ongles, les mains, et les pieds. Je trouve qu’il est également une excellente base de maquillage l’hiver (la poudre tient beaucoup mieux). Rien ne lui résiste. Une petite noisette chauffée entre les mains suffit à apporter confort et hydratation en hiver. En revanche je ne l’utilise pas sur mes cheveux fins que le beurre de karité a tendance à alourdir.

Vous utilisez des produits naturels? Lesquels? Vous constatez une différence d’efficacité avec les produits seulement « à base » de produits naturels?

Je vous embrasse,

Lætitia

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« Architecture Of Density » de Michael Wolf

Michael Wolf

La semaine dernière, j’ai fait un tour à l’Affordable Art Fair qui se tenait à Hong Kong.
Au total cent vingt galeristes de tous horizons y présentaient peintures, sculptures et photographies d’artistes de la scène internationale d’art contemporain.
J’ai été subjuguée par le travail de l’artiste Allemand Mickael Wolf. qui immortalise les grandes capitales du monde.

Sa série « Architecture of Density » donne le vertige en capturant de manière brutale et réaliste la sururbanisation de certains quartiers de Hong Kong (7 millions d’habitants tout de même!).
On sent l’oppression de l’architecture qui est accentuée par le fait qu’on ne voit ni le ciel ni la terre. On imagine le fourmillement d’individus à chaque étage, chaque fenêtre.
Dans le même temps, il se dégage une beauté dans ses images qu’on prendrait presque pour des abstractions.

On aperçoit aussi les traditionnels et spectaculaires échafaudages en bambou (art ancestral typiquement Hongkongais), utilisés depuis toujours pour la constructions des grattes ciels démesurés à Hong Kong.

La ville a beaucoup changé ses dernières décennies et continue d’évoluer à une vitesse vertigineuse. Michael Wolf, installé à Hong Kong depuis plus de dix ans entreprend par ailleurs un travail de documentation sur le Hong Kong traditionnel.

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michael Wolf

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Récompensé par le World press Photo en 2005 ainsi qu’en 2011, il continue son travail sur l’environnement urbain et la vie dans les cités avec d’autres séries de clichés tout aussi saisissantes, prises à Tokyo, chicago, Londres, Paris.
Voici quelques images de sa série « Tokyo Compression »;

Michael-Wolf

Michael-Wolf

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Michael-Wolf

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Passez une belle fin semaine!

Lætitia

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Les petits bonheurs de la semaine #7

A family on their lawn one sunday in Westchester- new York - 1969, Diane Arbus

A family on their lawn one sunday in Westchester- new York – 1969, Diane Arbus

- Commencer la très belle biographie de Frida kahlo écrite par l’historienne de l’art Hayden Herrera
- Dîner de tapas chez Sevva l’un des innombrables rooftop Hongkongais, profiter du spectacle des lumières et de la faune qui s’y presse le soir
- Savourer un délicieux déjeuner chez Din Tai Fung, le spécialiste du Dim Sum (petites bouchées vapeurs) gratifié d’une étoile au guide michelin. Délicieux, et incontournable à Hong Kong!
- Revoir La Fille sur le Pont de Patrice Lecomte, un joli comte aux personnages touchants et tout en pudeur, qui rappelle un peu La Strada de Fellini
- Rentrer le soir totalement zen après une intense séance de sport

Et vous, quels ont été vos petits plaisirs cette semaine?

Lætitia

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J’ai testé pour vous # Le restaurant Taillevent

Je préfèrerai toujours un excellent diner dans un restaurant gastronomique de temps en temps, à dix repas médiocres dans des lieux « branchés » ou l’assiette reste à désirer.
Il m’arrive donc parfois de m’accorder un moment privilégié dans un restaurant étoilé lors d’une belle occasion à célébrer.
Mon favori est le restaurant Taillevent (deux étoiles au Michelin) une institution parisienne en plein coeur du huitième arrondissement, dans l’ancien hôtel particulier du Duc de Morny.
S’il m’arrive d’essayer de belles tables, la cuisine classique et raffiné d’Alain Solivérés fait partie de mon panthéon, tant cette parenthèse d’exception est un voyage, de l’accueil plus que parfait, à l’assiette subtile, en passant par un service discret et attentif.

Jean-Marie Ancher, le directeur officiant depuis presque quarante ans chez Taillevent, virtuose dans l’art de recevoir avec élégance et intimité, a toujours un mot ou une anecdote amusante à raconter. Le personnage fait vraiment partie de l’expérience!

Côté assiette, Alain Solivérès exécute à la perfection les grands classiques de la cuisine française, ne manquant pas d’y ajouter à chaque fois une touche de fantaisie. L’Epeautre du pays de sault en risotto et le bar de ligne, grand classiques du Chef, valent franchement le détour.
Difficile de résister également au plateau de fromage (dont je vous ai ajouté une photo) composé de fromages d’exceptions au meilleur de leur affinage provenant de toutes les régions de France.
Si vous optez pour le menu, gardez en tête que les portions sont plutôt copieuses. Les appétits de moineaux risquent d’être rassasiés avant le dessert, d’autant que celui-ci sera suivi de mignardises avec le café.

Quant à la décoration toute en boiseries, elle est feutrée, intemporelle.

A chaque fois nous étions parmi les plus jeunes clients de l’établissement, ce qui n’a pas manqué de réjouir le directeur, ravi de constater que la tradition se perpétue.
La cuisine et l’ambiance, très classique mais jamais guindée ni surannée, est sans conteste ce qui fait le charme de Taillevent, et ce qui nous y a fait vivre à chaque fois un vrai moment de grâce.

Déjeuner dans un restaurant gastronomique est aussi un très bonne option, les prix sont en général divisé par deux, et l’expérience tout aussi agréable!

RESTAURANT LE TAILLEVENT
15 rue Lamennais
75008 Paris

Lætitia

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Où et comment j’ai trouvé la bague de fiançailles idéale!

Qui dit fiançailles dit bague de fiançailles. Il est toujours périlleux pour un novice de se lancer seul dans cet investissement lorsqu’on veut faire plaisir à une personne dont c’est la spécialité (et je l’avoue, je suis particulièrement versatile en la matière). J’ai donc d’abord reçu un «bijou de demande» destiné à me faire patienter le temps que nous choisissions ma bague ensemble.

Quelques semaines plus tard, après avoir fait le tour de la place Vendôme, de nos contacts, des boutiques de bijoux anciens, je commence à savoir plus précisément ce dont j’ai envie. Un modèle d’inspiration vintage, ou pourquoi pas, un bijou Art Déco déniché au Louvres des Antiquaires ou chez Dary’s ou je passe régulièrement lorsque je suis à Paris.
Mais pour être honnête, la qualité des pièces que nous voyons et la patience dont il faut s’armer pour espérer dénicher une pièce «coup de coeur» nous découragent quelque peu, sans parler des prix qui, s’ils sont toujours négociables, demeurent peu attractifs. Les bijoux sont beaux et chargés d’histoire mais largement surestimés.
Je repère finalement une bague chez Cartier, et une autre chez Dior (la collection Bagatelle en forme de rose signée Victoire de Castellane). Cette dernière ne ressemble pas du tout à une bague de fiançailles traditionnelle et c’est ce qui me plait. Mon amoureux s’oriente vers des pièces plus intemporelles. J’aimerais que nous l’aimions tous les deux, et me décide pour une bague en platine, avec diamant central rond, serti à griffes et entouré d’un halo de diamants, classique.

 » Privilégier le prestige d’un grand joaillier au détriment de la valeur du diamant? »

Après avoir sollicité l’avis de la moitié de la terre, incluant nos parents, mes deux belles-soeurs, les copains, la concierge, nous envisageons une bague Cartier d’inspiration vintage sur laquelle j’ai de très sérieuses vues.
Mon amoureux a envie de me faire plaisir mais, malin et pragmatique, il a conscience qu’il paiera le prestige et le savoir faire Cartier pour le travail de la monture et … et c’est tout en fait. Si nous choisissons cette option, la qualité du diamant sera sans commune mesure avec ce à quoi nous pourrions prétendre pour le même budget si nous l’achetons ailleurs.
Car une fois les critères de sélection des diamants définis, (Chez Cartier; Certificat GIA, couleur entre D et H, pureté entre IF et VS2, taille Very Good, ou Excellent), la maison se fournit au même endroit que tout le monde. Nous décidons donc d’envisager d’autres possibilités.

Après avoir minutieusement étudié le dernier rapaport en date, mon amoureux devient incollable en matière de diamants. Le Rapaport Diamond Report (ou Rap pour les intimes) est la référence mondiale du cours du diamant taillé, accessible seulement par les professionnels qui se basent sur ces prix pour déterminer leurs prix de vente, en fonction du type de client (négociant ou détaillant). Les intermédiaires que nous rencontrons s’aperçoivent vite qu’il sera difficile de nous duper, et ce ne sera pourtant pas faute d’essayer…
Le principe est le même à chaque fois; Il négocie une pierre à Anvers selon les critères que nous aurons déterminés (poids, taille, couleur, pureté), nous choisissons le design, il fait réaliser la bague sur mesure par un artisan joaillier à Paris.

L’univers de la joaillerie parisienne étant ce qu’il est, la plupart des ces intermédiaires prétendent travailler avec un ancien artisan de chez Cartier, ou directement avec l’atelier Cartier. En somme, nous avons à chaque fois la promesse d’obtenir une authentique monture provenant de l’atelier d’un grand joaillier, au tiers du prix pratiqué en boutique.
Difficile de déceler le vrai du faux mais nous nous ne sommes tout de même pas nés de la dernière pluie! Au regard des diamants que nous proposent les négociants que nous rencontrons (les prix sont bien au dessus du cours du diamant), et partant du postulat qu’on n’est jamais mieux servis que par soi-même, mon fiancé décide d’acheter lui-même mon diamant… sur internet!

 » Nous décidons d’acheter nous-même un diamant sur internet « 

Muni du rapaport, nous établissons précisément les critères de la pierre que nous souhaitons acquérir.
Recourir à internet peut sembler risqué, d’autant que le choix d’une pierre a, à mon sens, un côté organique. Il faut la toucher, la «sentir». Mais mes premières réticences cèdent rapidement. Je me rend à l’évidence; acquérir un diamant sur internet est aujourd’hui l’une des méthodes les plus efficaces d’éviter la multiplication des intermédiaires et obtenir une pierre à son juste prix. (Et donc un plus beau diamant! voyez comme je ne perds pas le nord!)

Deux leaders Américains, B2C Jewels et Blue Nile, ont pignon sur rue sur ce marché et proposent un immense choix de diamants certifiés par les laboratoires de gemmologie indépendants reconnus internationalement (GIA, HRD, IGI).
A noter que le laboratoire GIA étant le plus exigeant quant à la couleur, la pureté et la taille des diamants, une pierre de couleur F certifiée HRD pourrait tout à fait être certifiée de couleur G chez GIA. Ces sites proposent des moteurs de recherche avec pour critères de tri, les habituels critères d’évaluation des diamants (les 4 C; Cut, Carat, Color, clarity). Une fois le diamant acheté, il est livré via FedEx, et nous disposons d’un délai d’un mois pour le retourner s’il ne nous convenait pas. Chaque diamant arrive accompagné de son certificat (GIA dans notre cas), et gravé au laser. Aucune place n’est donc laissée au hasard. L’inscription au laser d’un numéro de certificat unique est une sécurité supplémentaire nous permettant de l’identifier à la réception, mais aussi en cas de réparation du bijoux, ou de vol (Il faut être muni d’un microscope pour l’apercevoir!).

Quelques semaines s’écoulent durant lesquelles mon amoureux analyse le marché, jusqu’à ce qu’une pierre rassemblant l’ensemble de nos critères soit mise en ligne. Dés lors, il s’agit d’être extrêmement réactif, car comme pour tout, les belles pièces s’envolent aussitôt leur mise sur le marché. Deux jours plus tard, nous recevons comme prévu notre paquet livré à notre domicile à Hong Kong et remis en main propre, et la pierre est exactement conforme à ses promesses. Par acquis de conscience, je fais vérifier le numéro de certificat au microscope, et bien entendu, pas de mauvaises surprises.
Il va de soi que je n’aurais pas eu un diamant réunissant toutes ces qualités si j’avais choisi l’option d’une bague provenant d’un grand joaillier (privilégiant alors le prestige d’une grande enseigne à la valeur de la pierre, ce qui est un choix qui se tient tout à fait!), et encore moins en passant par un intermédiaire qui aurait négocié le diamant à Anvers plus ou moins habilement, en nous facturant au passage une belle commission.

 » A la recherche de l’artisan qui réalisera ma bague sur mesure « 

Après une première expérience décevante à Paris dont je vous passe les détails, nous ferons réaliser la monture par un artisan joaillier à Hong Kong, pour le tiers du prix demandé en France, et un résultat sans commune mesure avec ce que nous avons expérimenté auparavant (d’autant qu’il est inutile d’investir des fortunes dans une monture qui n’aura aucune valeur marchande si ce n’est celle du métal dont elle est faite).

Il faut préciser que Hong Kong est une plaque tournante de l’industrie du diamant et des enchères de produits de luxe du fait des fortunes considérables qui s’y constituent. La ville comprend d’innombrables joailleries et boutiques de luxe. Je suis toujours effarée de constater la quantité de joailleries foisonnant à tous les coins de rue dans le centre ville et des foules qui s’y amassent quotidiennement. La clientèle est très exigeante. Par conséquent c’est un travail de qualité et des pièces à la finesse arachnéenne qui sont proposées aux Hongkongais. Il est tout à fait banal de trouver en vitrines des joailleries de simples pierres à offrir et faire monter, ou simplement destinées à l’investissement (ce qui selon moi est très discutable mais c’est un autre sujet). Nous n’avons donc eu aucun mal à trouver un joaillier de renom à qui nous avons confié notre pierre, afin que soit réalisé sur mesure mon bijou.
Deux semaines plus tard, nous avions enfin ma bague de fiançailles, concrétisation exacte de ce que nous avions imaginé.

(Pour la petite anecdote, si les Françaises s’attachent plus au symbole d’une bague de fiançailles qu’à sa valeur pécuniaire, d’autres cultures sont moins conciliantes avec leurs fiancés. Ainsi à Hong Kong, le fiancé doit, afin ne pas « perdre la face » (concept très complexe dont je vous parlerai) et espérer épouser la femme qu’il convoite, investir au minimum douze mois de salaires, et cela indifféremment de son milieu social ou de ses revenus. Par conséquent, si en Europe, le budget que nous y avons consacré est perçu comme conséquent, il aura suscité plus d’une fois la consternation des Hongkongais.)

Je vous embrasse,

A bientôt,

Lætitia

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L’obsession du jour # Le cabas introuvable

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J’ai très envie collectionner les cabas Gavriel Mansur dans tous les coloris tant leur chic minimaliste alliant lignes pures et couleurs pop est une évidence.
Mais victime de leur succès, et la chaîne de production ne suivant pas le raz de maré qui a suivi le lancement de la marque à New-York l’été dernier, tout ceci demeure fantasme et frustration.

Je ne me résigne pas pour autant. Mon amoureux part à New York dans quelques semaines avec la mission de revenir avec l’objet convoité. Avec un peu de motivation on trouve toutes les carottes du monde non?!

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De l’importance du choix de l’alliance

Comme je vous le disais, je me marie dans quelques mois!

Je n’imaginais pas à quel point l’aspect logistique de la chose prendrait le pas une fois l’émotion passée. Nous passons (beaucoup) de temps à peaufiner le moindre détail pour que cette journée soit la plus proche de ce que nous imaginons (qu’on ne me parle plus de nuances de blancs ni de velin d’Orgeval pendant les quarante prochaines années…)
Parmi les choses plus réjouissantes qui me tournent dans le cerveau ces jours-ci, il y a le choix de nos alliances. OK, de MON alliance.

Je vous prépare un autre article pour vous raconter l’histoire rocambolesque de ma bague de fiançailles et du périple que cela aura été de décider de la créer et la faire réaliser nous-même.

Mais revenons aux alliances, ou « bagues d’engagement » sensées orner nos annulaires pour la vie et dont le choix s’avère à mon sens plus délicat encore que la bague de fiançailles. L’obsessionnelle des bijoux que vous connaissez se donne un tas d’excuses pour surfer des heures sur internet à la recherche de l’alliance parfaite; Ma descendance la verra toute ma vie à mon doigt; mon alliance fera partie des bijoux dont je ne me séparerai au grand jamais; mon alliance doit me ressembler et refléter mon moi profond… (Dîtes moi si je délire hein!).

Le fait est que j’ai tendance à scruter systématiquement les mains des personnes que je rencontre. J’y trouve une majorité d’alliances très classiques (simple anneau en or jaune, blanc ou en platine), ou bien des anneaux en or blancs sertis de diamants. C’est le choix d’une grande majorité de mariées.

De mon côté j’aime beaucoup l’idée d’un anneau fin, intemporel et minimaliste en or jaune, mais je commence à avoir envie de choses un peu plus ornementales. En somme mon fantasme Jacky kennedy rhabillée par Phoebe philo se bat avec ma fascination pour Catherine Baba! (je vous laisse googliser, autant dire que je ne suis pas à une contradiction près).

Voici ce que j’ai trouvé:

Laquelle préférez-vous?

Je vous embrasse,

Lætitia

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Dernièrement adoptés …

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Boots Balenciaga, pulls paul Smith, Monoprix, Cos.

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Le manuscrit original du Mépris de Godard

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A l’occasion des cinquante ans de la sortie en salle du film culte de Godard, les Editions Saint-Pères ont publié en fac-similé le manuscrit original du scénario du chef-d’œuvre de la nouvelle vague.
Le Mépris est pour moi l’un des plus beaux films Français. Plus que l’histoire de ce couple qui se délite lentement, j’ai aimé chaque plan, la magie de Bardot à l’écran, le travail de la costumière Tanine Autré (le bandeau, la marinière, le cardigan, l’eye-liner de Bardot resteront mythiques), les couleurs saturées, la musique de georges Delarue, l’Italie, la villa Malaparte, autrement dit la dimension purement esthétique du film.
Godard lui même avait confié, condescendant, «Au commencement, il y a un vulgaire et joli roman de gare de Moravia, plein de sentiments classiques et désuets, en dépit de la modernité des situations.», avant de conclure « c’est avec ce genre de romans que l’on tourne souvent de beaux films ».

Et puis j’ai reçu en cadeau le manuscrit inédit du scénario du Mépris, écrit de la main de Jean Luc Godard, publié en édition limitée après la vente aux enchères de l’exemplaire original emporté pour plus de 144000 euros par un collectionneur Français.
Chaque exemplaire est numéroté à la main de 1 à 1000. On y trouve cinquante neuf pages écrite par Godard à la main et vingt quatre autres à la machine, les corrections et les ratures (très rares) du réalisateur, la partition du thème Camille, écrite, à la main, par Georges Delerue, ainsi que les lettres d’engagement des acteurs du film, Brigitte Bardot et Michel Piccoli.

J’avoue avoir d’abord cherché la première scène mythique du film (j’ai peint, encadré et affiché chez moi une des réplique culte de cette scène tant je l’aime), mais pas de trace dans le manuscrit du célèbre dialogue ou Bardot, nue, demande à à Michel Piccoli s’il aime ses fesses, la scène n’étant pas prévu dans le scénario original. En effet, c’est une fois le film achevé que Sam Lévine, producteur Américain du film l’a renvoyé en exigeant trois scènes mettant en exergue l’anatomie de Bardot « Non, non, ça ne va pas, je veux voir le cul de Bardot ” avait-il dit en renvoyant le film déjà bouclé.

Non seulement la découverte de l’écriture de Godard est très émouvante, mais le manuscrit m’a offert une nouvelle lecture du film.
J’ai compris que Godard plaçait le coeur de sa tragédie dans le regard. Le regard de Paul que Camille cherche perpétuellement, le regard du spectateur dans la scène d’ouverture sur une Bardot nue convoquant le regard de Piccoli, puis tout au long du film par ses couleurs et cette recherche d’esthétique perpétuelle. Et surtout, le regard de Camille lorsqu’en un dixième de seconde à peine visible à l’écran, tout bascule, ou la méprise puis le mépris s’installent de manière irrémédiable.

La lecture de ce manuscrit est d’autant plus magique lorsqu’on sait que Godard l’avait offert à Brigitte Bardot à la fin du tournage. Cette dernière ne se souvenant plus l’avoir à son tour offert au photographe Ghislain Dussart, croyait l’avoir égaré avant qu’il ne refasse mystérieusement surface lors d’une vente aux enchères en 2013.

Godard Le Mépris

A bientôt!

Lætitia

J’ai en envie de regarder de nouveau ce bijou de la nouvelle vague encore et encore.

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Recette 5 # Les calissons maison de Sarah

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Voici la recette des jolis calissons de Sarah! Elle prépare ces merveilles chaque année à l’occasion des fêtes. Je lui ai demandé si elle voulait bien partager sa recette sur le blog, elle a accepté, et voilà le résultat! Waouuuuuh!!!!

Je sais que vous allez m’en vouloir de vous dévoiler la recette à l’heure ou il s’agit d’essayer d’éliminer les excès des dernières semaines à grand renfort de green juice… mais le sapin est toujours dans le salon, les lumières décorent encore Paris et j’ai envie de prolonger le plaisir.

Merci Sarah!

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« Pour commencer, bien se laver les mains… Je suis une terroriste du lavage des mains en cuisine…

il faudra en ingrédients, pour 80 à 100 calissons, selon l’épaisseur:
2 tranches de melon confit ( environ 150g): on le trouve dans les confiseries, j’ai acheté le mien à la Grande Epicerie de Paris
50 g de confiture d’abricot
300 g de poudre d’amandes
200 g de sucre glace
de l’eau de fleur d’oranger (j’en mets environ une cuillère à café)
de l’extrait d’amande amère si on aime ça; attention c’est très fort, 2 à 3 gouttes suffisent

Pour le glaçage:
1 blanc d’œuf
150 g de sucre glace

Vous pouvez également acheter des feuilles de pain azyme, personnellement, je n’en mets pas, cela allonge la recette sans rien apporter à mon sens…

Mixer le melon confit et la confiture d’abricot, puis y ajouter l’eau de fleur d’oranger et l’amande amère si on le souhaite. Ajouter enfin la poudre d’amande et le sucre glace.

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Mettre la pâte obtenue entre deux feuilles de papier sulfurisé.
Abaisser la pâte avec un rouleau à pâtisserie. Retirer la feuille du dessus et laisser sécher la pâte pendant 2 heures au moins.

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Découper les calissons à l’aide d’emporte-pièces (j’ai utilisé des étoiles pour Noël, mais on trouve facilement des formes de calissons classiques)

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Déposer les calissons sur une plaque à pâtisserie recouverte de papier sulfurisé et les laisser sécher toute une nuit.

Le lendemain, préparer le glaçage royal en mélangeant l’œuf battu en neige au sucre glace. Le résultat doit avoir la consistance d’une crème fraîche épaisse et ne doit pas être coulant.

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Tremper chaque calisson dans le glaçage, égoutter et reposer sur le papier sulfurisé. Laisser sécher toute une nuit.

Vos calissons sont prêts!
Le meilleur moment reste celui ou l’on récupère la pâte avec les doigts et qu’on la mange en faisant « mmmmh »

Régalez-vous, et joyeuses fêtes! »

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J’en profite pour vous souhaiter une année pleine de poésie, de gourmandise et d’amour !
(N’hésitez pas à liker la page facebook de Suite 910 ici)

Lætitia

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